Résumé du livre « Lait, mensonges et propagande »

Couverture du livre Lait, mensonges et propagande

I. Le livre

Écrit par Thierry Souccar en mars 2007 et révisé par l’auteur en 2008, Lait, mensonges et propagande « développe et amplifie les arguments ébauchés dans Santé, mensonges et propagande«  pour « porter un coup d’arrêt à la propagande laitière ».

Ce livre n’est pas contre la consommation « d’un laitage par jour, si on peut le digérer et si notre système immunitaire le tolère ». C’est contre les excès qu’il se dresse : malheureusement les recommandations de nos institutions sont dans l’excès.

Ce qui suit est un résumé quasi linéaire du livre, c’est à dire que vous retrouverez les grandes lignes dans l’ordre dans lesquelles elles sont présentées. Je vous invite vivement à acheter l’oeuvre de Thierry Souccar afin de mieux comprendre ce qui suit, d’avoir plus d’informations sur les études citées et, surtout, vous forger votre propre opinion.

Pour commencer, de quoi et de qui parlons nous ?

La consommation de yaourts a plus que doublé depuis 30 ans : un français en consommait 8,7 kg en 1980, celui-ci en consomme 21 kg en 2006.

Le chiffre d’affaire de l’agro-business laitier en France dépasse 20 milliards d’euros, ce qui représente 20% du CA de l’agroalimentaire. C’est aussi le premier annonceur de la branche.

Une différence entre le lait de vache, de brebis ou de chèvre ? Non pas vraiment. Ce livre se base sur des études faites uniquement sur le lait de vache mais les compositions sont quasi-similaires.

75% des habitants de la planète, 41% des Français, ne digèrent pas le sucre du lait : le lactose. Pourquoi ? Parce que bébé nous produisons une enzyme, la lactase, qui permet de digérer ce sucre. Après la petite enfance, la production de cette enzyme chute de 90% chez tout les mammifères, l’enfant n’ayant plus besoin de boire du lait.

Le lait : de l’ombre à la lumière

Le lait a été introduit dans l’alimentation humaine il y a 6 à 10.000 ans. C’est peu comparé aux 7 millions d’années qui représentent l’histoire de l’évolution humaine. Sa démocratisation récente est dû en partie à la reconstruction d’après guerre, où l’on pensait qu’une alimentation riche en sucre et en protéines animales permettrait aux peuples affamés d’Europe de se refaire une santé. Introduit dans les écoles anglaises dans les années 1930 avec « le bol de lait quotidien », la démarche a été reprise aux États-Unis dans les années 40 puis 10 ans plus tard en France. C’était aussi un bon moyen de relancer l’industrie agricole avoueront nos politiques.

Les industries laitières sont représentées par plusieurs organismes dans l’hexagone. Au départ il y avait le CNIEL : le centre national interprofessionnel de l’économie laitière. De celui-ci est né le CIDIL en 1981 : le centre interprofessionnel de documentation et d’information laitières. Mais ce dernier ayant un nom « un peu trop voyant », est né en 1990 de ces deux institutions le CERIN : le centre de recherche et d’information nutritionnelles.

Mais à quoi servent ces organismes ? À faire la promotion des produits laitiers via l’édition de numéros spéciaux dans les revues scientifiques, l’organisation de conférences interprofessionnelles, d’expositions grand public et même via la diffusion de plaquettes dans les écoles ou les hôpitaux.

Boire du lait pour avoir des os solides : un mythe

Grâce à la démocratisation de la densitométrie osseuse dans les années 70, des études peu fiables ont mis en avant une étroite relation entre la teneur de l’os en minéraux et la résistance de celui-ci face aux chocs. Elles ont fait le bonheur des industries laitières, ces dernières pouvant ainsi scander un peu partout qu’il était nécessaire de se constituer rapidement un bon capital osseux pour prévenir les fractures, celui-ci chutant à partir de l’âge de 40 ans.

C’est également à ce moment que l’ostéoporose se voit dotée d’une définition : si votre densité osseuse est 20 à 30 % inférieure à la valeur constatée chez les personnes de 30 ans alors vous souffrez de cette maladie. Une aubaine pour les vendeurs de lait : tout ce qui augmente la densité osseuse, même si cela est infime, lutte donc contre l’ostéoporose.

Cependant, nombre d’études ont prouvé depuis que l’apport en calcium, combiné ou non à la vitamine D, n’apportait « aucune différence significative de gain osseux ». De plus, dans les régions où la densité osseuse est plus faible comme en Asie ou en Afrique, les cas d’ostéoporose sont plus rares.

Mais là où le livre va encore plus loin, c’est qu’en plus de ne pas prévenir les problèmes de fractures, les produits laitiers pourraient en être l’origine ! « Si l’on consomme trop de calcium trop longtemps, le corps perd sa capacité à contrôler le métabolisme du calcium ». Les laitages favorisant l’épuisement prématuré des ostéoblastes (qui servent à régénérer les os) tout en accélérant la destruction du tissu osseux par leur côté acidifiant. Idée renforcée par le fait que les pays les plus consommateurs de lait sont également ceux connaissant le plus de fractures !

Cancer… ou le côté obscure du lait

Pour lutter contre la multiplication des cellules cancéreuses, notre corps produit de la vitamine D. Problème : cette production est limitée en milieu acide (ce que favorisent les laitages) et quand le corps doit gérer un fort taux de calcium. Le cercle vicieux commence ici.

La caséine, la principale protéine du lait, favorise la promotion des tumeurs et l’absorption des IGF-1. Et quand l’on sait que les IGF-1 permettent la multiplication des cellules, les bonnes et les mauvaises, le cocktail est détonnant. Surtout que le lait moderne contient des taux jusqu’à 10 fois plus élevés d’IGF-1 qu’avant.

Chez les hommes le risque de développer un cancer de la prostate augmente à chaque ingestion de produits laitiers. Par contre chez les femmes, vis à vis du cancer des ovaires seulement, le lien n’est pas encore confirmé.

Produits laitiers : la liste des effets néfastes s’allonge

Après ces deux grandes démonstrations, l’auteur s’attaque « plus rapidement » à d’autres effets.

Le lait de vache favoriserait entre autres le diabète type 1 et la sclérose en plaque chez les enfants. Il contient également des acides gras trans dangereux pour la santé et malgré un indice glycémique bas (ce qui veut dire qu’il n’augmente que faiblement le sucre sanguin) il provoque un pic d’insuline. Rappelons que soutenir des années durant un niveau élevé d’insuline favorise la résistance à celle-ci, ce qui se traduira par une mauvaise régulation du sucre sanguin à terme.

Malgré tout ces points négatifs, les grands groupes de l’agro-business laitier veulent vous en vendre toujours plus. Les nouveaux arguments : les laitages vont vous aider à maigrir et à faire baisser votre cholestérol. Encore des vérités basées sur des études douteuses ou dépassées qui sont contrecarrées par de nombreuses autres.

Alors, que faire ?!

Les apports conseillés en France (1g de calcium par jour pour un adulte) sont calculés sur la base d’une alimentation occidentale, c’est à dire des habitudes alimentaires mettant en avant les protéines animales et le sel : deux facteurs augmentant la perte de calcium en acidifiant le corps.

En privilégiant une alimentation équilibrée, où la consommation de fruits et légumes est mis en avant et où l’apport en protéines végétales équivaut celui en protéines animales, l’apport journalier de 540mg conseillé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) suffirait.

De plus, il faut tenir compte que le pourcentage d’absorption du calcium diffère d’un produit à l’autre. 30% du calcium d’un verre de lait est absorbé par le corps, 65% pour le chou et seulement 5 à 10% pour les épinards. L’auteur propose donc un tableau recensant les végétaux et les eaux proposant le meilleur taux d’absorption pour faire le plein de calcium sans avoir recours aux laitages.

Enfin, le livre se termine par des recommandations plus générales sur les aliments à privilégier ou à éviter. Le conseil donné sur les produits laitiers : 0 à 2 portions maximum par jour si notre corps les tolère.

 

Mon avis sur le livre

Thierry Souccar s’attarde longuement sur l’arrivée du lait dans nos habitudes alimentaires, le mythe de l’ostéoporose et les risques de cancers : c’est assez déconcertant de se rendre compte que les intérêts financiers primes bien souvent sur la santé des usagers.

La lecture est agréable, les termes techniques bien expliqués et des schémas accompagnent le tout. Une pointe d’humour, souvent noir, est présente à chaque début de chapitre et l’ensemble est bien organisé : c’est un livre que je recommande.

Pas de points noirs ? Cela va dépendre de votre point de vue sur les ouvrages faisant appel à de très nombreuses références scientifiques (ici plus de 250) :

  • Comme moi, vous trouvez que cela donne du crédit aux arguments avancés même si vous ne pouvez/n’allez pas vérifier les sources
  • Ou justement, puisqu’il n’est pas aisé d’aller décortiquer les études, vous pouvez penser que c’est un discours de charlatan

 

Vais-je arrêter les laitages ?

Non pas totalement. Je vais pour le moment me limiter à 0, 1 ou 2 sources maximum par jour. Principalement :

  • L’isolat de whey en post training : pas de lactose et un apport en protéines très rapide qui m’évite en plus de manger de la viande
  • Du fromage car ils contiennent peu de lactose et parce que j’aime ça

Pour le reste, je vais me tourner vers des recettes alternatives en utilisant des livres faisant la part belle aux boissons végétales (appelées aussi plus communément, « laits végétaux »).

10 réflexions sur “Résumé du livre « Lait, mensonges et propagande »”

  1. Salut Alex !

    Bon résumé du bouquin. Je pense que comme le blé faut se méfier du lait et tester des alternatives plus saines (laits végétaux).

    Je consomme encore les versions protéinés des produits laitiers (Whey, yaourt grecque, fromage blanc) et aussi depuis quelques temps, surprise : du beurre de bonne qualité qui contient des graisses intéressante (explication : https://www.bulletproofexec.com/wp-content/uploads/2015/05/Butter-Infographic.png)
    Après, je suis comme toi, un petit peu de fromage j’aime bien de temps en temps :)

  2. Hey, salut @roman-paillet :)

    Je suis comme toi, je n’utilise plus que des laits végétaux et de la crème de soja. Par contre, toujours de la whey, du fromage blanc et du fromage.

    Concernant le beurre je m’y suis remis égalemet mais dans sa version « clarifiée » (c’est rapide à faire à la maison) : dépourvu de sa caséine et de son petit lait. C’est l’équivalent de la graisse de coco et c’est paleo compatible. :) Tu en as peut-être vu en Asie car c’est pas mal utilisé en Inde.

  3. Pa du tout convaincue du mefait du lait!depuis matendre enfnce, bourguignonne, je consomme bpde fomags, fait mes yaout moi meme, mange raisonnablemen un peu de bon beurr – et uis en pleine forme physiqu a plus de 70ans: pas d’arthroe ni rhumatisme, par contre me amies qui se pivnt de manger – ont toute de l’athroe, des Pb de cassures etc..-Je continueaidonc mon » regime puisqu’ilmereussit! . Le soja est nocif, pr cotre, et certaines cdales (mai)OGM maintenat. Trop d’ écoles », mon esperance de vie,d’pres des etudes tenant compte de l’heredite est de 92 ans! qui dit mieux? je n’aiconnu que 2 personnes ne suppotnt ps le lait!

  4. C’est en 1990 que je rencontre un ostéopathe qui me parle des très mauvais effets sur la santé quand on consomme des produits laitiers et ses dérivés. J’ai écouté sa théorie, ça avait l’air d’être sérieux mais mon éducation alimentaire et mon entourage ne m’ont pas aidés à le prendre au sérieux. Cela fait près de 27 ans que l’information est arrivée à mes oreilles. C’est en 2001 que l’on annonce deux maladies dites ‘La Polyarthrite déformante et l’arthrose, j’ai seulement 32 ans et mon avenir se dessinait plutôt douloureux et handicapant. J’étais une grosse consommatrice de fromage, je mangeais environ 2 kg chaque semaine. Je me suis souvenue de cet ostéopathe qui me parlait de maladies articulaires entre autres, liées à la consommation de produits issus de la vache. Malgré ce souvenir et mes deux nouvelles maladies, encore une fois l’éducation alimentaire, les produits que l’on trouve à l’étalage, le médecin qui vous prescrit des anti-inflammatoires et la publicité miraculeuse des produits laitiers ont eu raison. Je n’avais pas encore arrêté de consommer des produits laitiers et mes deux maladies se portaient de plus belle. Ce n’est qu’en 2008 après avoir fait des recherches écouté des témoignages, lu des informations que je prends conscience que notre alimentation à un réel impact sur notre organisme, on  »est » ce que l’on mange !! A ce moment là, je marchais un jour sur trois, mes articulations hanches poignets étaient si douloureux qu’ils m’empêchaient de me déplacer. Une intervention chirurgicale était envisagée. J’ai tout de suite commencé par arrêter les produits laitiers, les produits issus de la vache. Seulement quelques jours plus tard, mes articulations commençaient à dégonfler, puis environ 2 mois après, je pouvais à nouveau tenir un objet dans la main, puis ainsi de suite jusqu’à complète disparition des douleurs articulaires. Mes articulations n’ont plus jamais manifesté de signe d’inflammation ni de déformation

    1. WHOUA! Je n’ai pas d’autres mots. Ton témoignage est à coupé le souffle ! Je vais le partager et dans l’une de mes newsletter!
      Quelles ont été tes sources d’inspiration pour arrêter ? Et beaucoup de personnes doivent te poser la question, comment as-tu arrêté ? As-tu une intolérance au lactose ou « seulement » des problèmes liés à sa consommation ? (je ne sais pas si je suis clair). En tout cas, bouleversant comme message. MERCI !

      1. Bonjour Alexis,

        Merci pour la réponse à mon commentaire . Pour mes sources d’inspirations elles ont été diverses et variées, presse, vidéos, rencontres, formation . ..Dernièrement, 2 ans environ, je communique et je fais la promotion des conférences du proffesseur Henri Joyeux.

        Je n’ai aucune intolérance au lactose, c’est tout simplement la consommation de produits à base de vache qui ont été la cause de ces deux maladies. Malgré le constat d’une guérison flagrante mon entourage consomme toujours de la vache ! ! C’est une prise de conscience qui émane du fond de soi. Il faut, je pense, mûrir dans l’évolution et la prise de conscience de ce qu’est réellement notre organisme, pouvoir accéder au soi intérieur, pouvoir vraiment s’aimer . Notre société ne nous aide pas, il est très difficile de trouver d’autres habitudes alimentaires. Énormément de produits contiennent cette fameuse vache. Impossible d’aller au restaurant, décliner les invitations raclette partie ou pizza partie. .. J’ai beaucoup de mal à entrer dans un supermarché traditionnel . Je n’y trouve pas d’aliments dignes de ce nom.

        Je suis aussi très éclairée depuis quelques années sur les lobbys de l’industrie pharmaceutique et alimentaire. J’ai eu l’occasion de rencontrer Paul zan Pilzerg ( ORTHOGRAPHE À VÉRIFIER ) un économiste américain qui dévoile une conspiration mondiale.

  5. Bonjour
    Ici je vous laisse mon témoignage
    J’ai une sclérose en plaques depuis 2001 et après avoir subi des traitements douloureux injection d interferon à haute dose. Il y a 3 ans j’ai craqué quand le fauteuil roulant est arrivé. J’ai tout arrêté le bénéfice est fulgurant. Plus de médoc pour le foie et la tension et depuis que j’ai réduit au strict minimum les produits laitiers et la viande rouge… Plus de fauteuil plus douleurs plus de crampes et moins de fatigue … Je revit vraiment et pourtant j’adore le lait mais quand il faut choisir entre plaisir et survie il n’y a pas photo. Voilà et la cerise sur le gâteau plus de diabète de type 2 sûrement dû au changement d’alimentation. Voilà mon histoire. Cordialement

  6. Bonjour ,
    oui , concernant les fromages au lait de vache , je confirme qu’ ils provoquent des douleurs articulaires . Pour moi ces douleurs se situaient principalement aux doigts et aux orteils , + quelques raideurs aux genoux et aux coudes également . Des visites chez l’homéopathe n’ont rien donné , puis un jour je me suis souvenu avoir lu quelque part que le lait et ses dérivés encrassaient l’organisme et particulièrement les articulations . J’ai donc décidé d’arrêter toute consommation de fromage ou autres laitages et au bout d’une semaine les douleurs ont disparu . J’étais surpris !
    Par curiosité et par soucis de vérification , quelques temps plus tard j’ai recommencé à consommer du fromage et le résultat ne s’est pas fait attendre , les douleurs articulaires sont revenues en 5 jours . J’ai donc de nouveau stoppé tous laitages .
    J’ai répété cet essai au moins une quinzaine de fois , voire plus , et à chaque reprise de laitages les douleurs reviennent , c’est systématique . J’en ai donc conclu que pour moi la consommation de laitages ou de fromages est impossible .
    Puis un jour j’ai acheté le livre mentionné ci-dessus dans lequel j’ai trouvé des explications sur tous les problèmes qui peuvent être induits par le lait de vache . J’ai été surpris par le nombre de maladies concernées , car je ne pensais pas que l’éventail était si large !!! Je croyais que les problèmes se limitaient aux articulations , comme c’est le cas chez moi …

    La publicité , les rumeurs , les croyances populaires veulent nous faire entendre que sans laitages nous n’avons pas l’apport minimal de calcium pour notre squelette et que nous nous exposons à différents problèmes …
    En réponse à cela j’ai une anecdote :
    Mon père a consommé du lait et du fromage jusqu’à l’âge de 5 ou 6 ans environ , puis il a fait une aversion aux produits laitiers , pour des raisons que je ne connais pas bien . Donc depuis cet âge il n’a plus consommé ni lait ni fromages , et moi-même je ne l’ai jamais vu en manger . Il a pourtant vécu jusqu’à 85 ans sans faire la fameuse fracture du col du fémur ou aucune autre fracture … Comment cela se fait-il ? Comment son squelette a-t-il pu se développer au point de devenir l’adulte solide qu’il était ? Où a-t-il trouvé le calcium nécessaire ? Réponse : dans le reste de l’alimentation , évidemment …
    Quelques années avant sa mort j’ai parlé de cette question avec lui , et il m’a dit qu’effectivement , si toutes le informations sur la nécessité de consommer des laitages étaient vraies , ses os se seraient brisés depuis longtemps vu qu’il n’en consomme plus depuis son enfance …

    Voilà mon témoignage . Cordialement .

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